5 Réflexions personnelles adaptées de l’auteur

Le monde entier s’indigne de l’esclavage en Libye. Comme si l’esclavage était un fait nouveau, s’étant formé seulement en ce XXIe siècle avec le kidnapping forcé des braves gens originaires d’Afrique subsaharienne que les marchands d’esclaves -des Arabes- ont capturé pour les placer dans la servitude. Comme si l’esclavage était un commerce qui se faisait uniquement à l’intérieur des pays africains, sans la participation des pays européens trop puritains pour cautionner ce commerce odieux de l’homme par l’homme. Comme si les sociétés africaines n’étaient pas pendant des siècles saccagées, exploitées, abusées avidement par des puissances coloniales – France, Espagne, Angleterre, Portugal, Belgique, Hollande – sans mesurer à l’époque le service d’une main-d’œuvre exploitée à leur profit, corvéable à merci. En effet, le berceau de l’humanité a connu trois siècles de traite négrière et un siècle de colonisation.

Le Code noir, les accords signés entre la papauté et les dirigeants européens officialisant l’esclavage, les différentes expéditions en Amérique pour combattre la révolte des Noirs, particulièrement l’expédition française à Saint-Domingue en 1801, sont des preuves irréfutables, que des nations européennes et l’Église Catholique, ont entre-le XIV et le XVIIIe  siècle ouvert la voie à l’esclavage. Le Vatican a approuvé les expéditions portugaises, espagnoles, françaises, belges, en y voyant l’occasion de convertir au christianisme toutes ces populations d’Afrique considérées comme des païens par l’Église Catholique.

Écrit à une époque où l’esclavage, le racisme, la discrimination, constituent le plus grave fléau auquel la société moderne fait face aujourd’hui, le livre Jean-Jacques Dessalines: Paroles d’outre-tombe vient à point nommé réveiller la conscience mondiale sur les tords de l’esclavage, et la nécessité de combattre ce fléau qui menace de réapparaître dans sa forme hideuse du XVIe siècle. La France a aboli l’esclavage le 27 avril 1848, soit près de cinquante-neuf ans après avoir adopté la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Comment peut-on prétendre respecter les droits de l’homme quand on continue à réduire des êtres humains à l’état d’esclavage.

En faisant parler Dessalines, l’homme qui a changé l’histoire du  monde, après avoir forcé les puissances coloniales à abolir l’esclavage sur leurs territoires, Jean Sénat Fleury porte un message puissant dans lequel il pense la volonté de restaurer la dignité doit devenir une passion humaine. Une obligation des dirigeants mondiaux à se recentrer sur les priorités fondamentales: l’éducation, le logement, le travail, la sécurité, les soins sanitaires et alimentaires, pour donner l’espoir de vivre aux faibles dans les pays pauvres, et en même temps éradiquer la misère sur notre planète.

Réflexions personnelles adaptées de l’auteur